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8 décembre 2017 5 08 /12 /décembre /2017 12:14

 

    Fin 1978/début 1979, dans une ferme de l’Aveyron, j’ai participé au « rituel » annuel de l’abattage du cochon qui avait été engraissé toute l’année à cette fin...

 

Photographie : Le "tue-cochon" en Aveyron...
Photographie : Le "tue-cochon" en Aveyron...
Photographie : Le "tue-cochon" en Aveyron...

   C’était vraiment éprouvant de conduire cette pauvre bête au supplice pour être égorgée, ébouillantée, rasée, éventrée et découpée, même si l’ambiance générale était assez extraordinaire, dès l’aube d’une froide journée enneigée autour du nouvel an...

Photographie : Le "tue-cochon" en Aveyron...
Photographie : Le "tue-cochon" en Aveyron...
Photographie : Le "tue-cochon" en Aveyron...

   J’avais heureusement pu prendre un peu de recul au prétexte de prendre quelques photos, sans toutefois pouvoir couvrir l’intégralité de l’évènement, car je devais aussi donner un coup de main...

Photographie : Le "tue-cochon" en Aveyron...
Photographie : Le "tue-cochon" en Aveyron...
Photographie : Le "tue-cochon" en Aveyron...
Photographie : Le "tue-cochon" en Aveyron...
Photographie : Le "tue-cochon" en Aveyron...

   "L’expression « tue-cochon » est plutôt utilisée dans les landes de Gascogne, mais les méthodes utilisées sont sensiblement les mêmes dans toutes les régions
 

   C'est une activité artisanale traditionnelle, qui disparaît peu à peu et qui n’est autorisée qu’à la condition que l’élevage de l’animal ait été fait à la ferme et que la consommation reste dans le domaine familial. L’abattage se fait « à la main », et permet de nourrir une famille en viande et charcuterie pendant une année, mais c’est aussi un moment social convivial de fête et de célébration.
 

    Pour tuer le cochon, il faut obligatoirement faire appel à un professionnel, le « saigneur ». Entraîné par deux ou trois solides adultes, l'animal qui peut être très imposant et se débattre vigoureusement, est rapidement ligoté et prestement égorgé par le saigneur. Le sang est soigneusement récupéré dans une bassine pour faire le boudin et les «sanquettes».
 

   Il faut ensuite beaucoup d'eau pour l'ébouillanter, et pour cela on a recours au «fournet» pour faire chauffer l'eau. On enlève les soies et on nettoie soigneusement la peau du cochon. On pend ensuite la carcasse par les pattes arrière. Le saigneur l'ouvre et recueille les viscères qui seront soigneusement nettoyées afin de confectionner le boudin, la saucisse et les saucissons. Enfin l’animal est découpé et la quasi-totalité de la viande est utilisée pour faire des conserves et des charcuteries, durant toute la journée. Le lendemain, les jambons, la ventrèche et le lard sont déposés au saloir."
 

Photographie : Le "tue-cochon" en Aveyron...

   J’ai retrouvé récemment dans mes archives cette série de tirages de mes prises de vue, réalisées avec mon boîtier argentique MINOLTA SRT 101b, monté d’un objectif Minolta MD ROKKOR f1.7/16 - 50 mm, et chargé d’un film noir & blanc ILFORD 400 ASA.

   J'ai fait moi-même les tirages dans mon laboratoire installé dans ma salle de bain, sur un papier Agfa extra-mat...

 

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